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NdÉ : Loin de nous l’idée de nous substituer à Philippe Daryl qui a déjà cherché à retrouver dans l’œuvre de Verne ce qu’il y avait de Célesterre. Nous nous bornons ici à recenser toutes les mentions des écrits verniens dans Un an dans les airs, en les complétant bien modestement par quelques observations personnelles et postérieures, ainsi que par quelques citations. Vous trouverez également un lien vers des versions téléchargeables des textes, quand celles-ci étaient disponibles, en cliquant sur le titre de l’œuvre.

Au sommaire :

 

  • Avant Un an dans les airs

• Cinq semaines en ballon (1863) : roman notoirement inspiré par Nadar et son Géant ; mentionné par le prince Dakkar (11 juillet) ; mentions de la consommation de langue et de pieds d’éléphant (7 août), du géographe Petermann qui ne sera plus cité après Célesterre (5 août) et de l’anthropophagie (19 octobre) ; catalogué comme roman africain (12 mars).

• Voyage au centre de la Terre (1864) : mention du géographe Petermann qui ne sera plus cité après Célesterre (5 août).

• Le Comte de Chanteleine (1864) : non mentionné.

• De la Terre à la Lune (1865) : mentionné (6 août), en particulier pour Ardan’s Town (17 août) ; à noter que le personnage d’Ardan est inspiré par Nadar, dont il est l’anagramme ; citation sur les Américains (21 mars).

• Forceurs de blocus (1865, ed. pré-originale) : non mentionné.

• Les Aventures du capitaine Hatteras (1867) : non mentionné ; le personnage principal préfigure le capitaine Nemo
et Verne lui doit peut-être l’admiration du prince Dakkar.

• Les Enfants du capitaine Grant (1868) : mention du géographe Petermann qui ne sera plus cité après Célesterre (5 août) et de l’anthropophagie (19 octobre).

Pendant Un an dans les airs

• Vingt mille lieues sous les mers (1870) : corrections de dernière minute envoyées depuis la Zif (20 octobre, 16 juin) concernant en particulier la personnalité du capitaine Nemo (17 août, 5 juin) ; bibliothèques identiques de Célesterre et du Nautilus (15 septembre) ; Verne est supposé s’être retiré pour finir ce roman alors qu’il était en Célesterre (10 janvier) ; constat de son erreur sur le pôle Sud (22 janvier).

• Autour de la Lune (1870) : inspiré par la présence de Nadar et des discussions avec Hector du Rosier qui peut s’identifier au personnage d’Impey Barbicane (6 août) ; nécessairement transmis à Hetzel depuis la Zif (16 juin) ; mention d’une ville utopique (17 août).

Après Un an dans les airs

• Une ville flottante (1871) : fortement inspiré par Célesterre (11 juillet), en particulier par le duel entre Master alias Harry Drake et Daryl alias Fabian Mac Elwin (4 et 8 mai) ; finit aux chutes du Niagara, là où commence Robur le Conquérant (1886) ; mention d’une médecine électrique (7 avril).

« Monsieur, il faut respecter ce qui vient directement de Dieu. Le vent est dans sa main, la vapeur est dans la main des hommes. »

• Une Fantaisie du docteur Ox (1872) : docteur Ox inspiré par le docteur Breeze (10 mars) ; probables expériences médicales célesterriennes (8 mai).

• Aventures de trois Russes et de trois Anglais dans l’Afrique australe (1872) : Nicolas Palender inspiré par Alexandre Palandov, obsédé par la mesure du méridien terrestre (12 juillet) ; catalogué comme roman africain (12 mars).

• Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873) : Jean Passepartout inspiré par Jean-Baptiste Homer (19 octobre), Phileas Fogg par Allistair Coffin (1er août, 19 octobre) ; passage de la ligne de changement de date (27 novembre).

« Quand la science achèvera la conquête de l’air, il est probable qu’on fera le tour du globe en quatre-vingts heures. »

• Le Pays des fourrures (1873) : Thomas Black inspiré par l’astronome Hector du Rosier (4 août) ; mention de l’équipement du lieutenant Hobson (13 août) ; présence de l’exploratrice Paulina Barnett (première mention le 19 octobre, description le 12 mars).

• L’Île mystérieuse (1874-1875), publié en trois parties : Les Naufragés de l’air (1874), L’Abandonné (1875) et Le Secret de l’île (1875). L’arrivée à Célesterre a inspiré l’accroche du roman (2 et 4 juillet) ; Nab inspiré par Melk (19 octobre) ; Gédéon Spilett inspiré par Jeremiah Waldon (26 avril) ; présence du singe Jup (19 octobre) ; mention de l’île Julia (15 décembre) ; révélation que le capitaine Nemo est en fait le prince Dakkar (5 juin).

• Le Chancellor (1875) : sous la forme d’un carnet de bord, le récit tragique de naufragés s’adonnant au cannibalisme pour survivre (19 octobre) ; personnages probablement inspirés par des Célesterriens.

• Michel Strogoff (1876) : catalogué comme roman russe (12 juillet) ; Alcide Jolivet inspiré par Jeremiah Waldon
et citation sur les journalistes (26 avril).

• Hector Servadac (1877) : Servadac est le patronyme de Julie (10 juillet) ; Palmyrin Rosette inspiré par l’astronome Hector du Rosier (4 août) alors que le nom d’une machine volante célesterrienne est utilisé pour la comète Gallia (10 décembre).

• Les Indes noires (1877) : similitudes entre Nell la sauvageonne et Julie Servadac (10 juillet, 15 novembre) ; mention du rayon vert (15 novembre) ; Silfax inspiré par Silas et sa chouette harfang (15 février).

• Un capitaine de quinze ans (1878) : mention de l’anthropophagie (19 octobre) ; catalogué comme roman africain (12 mars). Peut-être les prodiges de Célesterre (1er janvier, 16 février), en particulier Tesla, inspirèrent-ils le capitaine de quinze ans.

• Les Cinq Cents Millions de la Bégum (1879) : roman envoyé par Philippe Daryl (alias André Laurie, alias Paschal Grousset) à Heztel depuis Londres sous le titre original L’Héritage de Langévol, remanié par Verne (17 août) ; docteur Sarrasin inspiré par le maire Francesco Sarraceno (8 septembre, 8 mai) ; présence de Carl Bauer (15 février) et du professeur Schultze (1er mai) ; mention d’un passage secret dans un lustre (13 avril).

« Combien de milliards dépensés en folles guerres, combien de capitaux dissipés en spéculations ridicules auraient pu être consacrés à un tel essai ! » à propos de la France-Ville utopique.

« On peut donc assurer dès maintenant que l’avenir appartient aux efforts du docteur Sarrasin et de Marcel Bruckmann, et que l’exemple de France-Ville et de Stahlstadt, usine et cité modèles, ne sera pas perdu pour les générations futures. »

• Les Tribulations d’un Chinois en Chine (1879) : pas d’inspiration mentionnée ; mention d’un unique asiatique en Célesterre, un Japonais (8 septembre).

• La Maison à vapeur (1880) : présence du cuisinier Parazard (7 août), maison itinérante roulant à travers l’Inde.

• Dix heures en chasse (1881, publiée à la suite du Rayon vert) : pas d’inspiration mentionnée ; à noter que Jules Verne déteste la chasse et que Masters a dû le conforter dans son opinion (18 mars).

« Il y a des gens qui n’aiment point les chasseurs, et peut-être n’ont-ils pas tout à fait tort. »

• La Jangada (1881) : citation sur Edgar Allan Poe (22 janvier), ville itinérante sur le fleuve Amazone.

• L’École des Robinsons (1882) : Tartelett inspiré par le professeur de maintien Athanase Dorémus (15 décembre).

• Le Rayon vert (1882) : inspiré à Verne par Julie (15 novembre) ; mention du peintre Olivier Sinclair qui ne correspond pas à Campesino (19 octobre).

• Kéraban-le-Têtu (1883) : personnage principal inspiré par le Célesterrien éponyme (15 février), mention d’un Van Mitten poète mais non commerçant (19 octobre).

• L’Étoile du sud (1884) : catalogué comme roman africain, mais envoyé par Philippe Daryl (alias André Laurie alias Paschal Grousset) à Heztel sous le titre original Le Diamant bleu, remanié par Verne (12 mars).

• Archipel en feu (1884) : pas d’inspiration mentionnée ; à noter Sarkos/Sacratif personnage à double identité, comme Dakkar/Nemo.

 Frritt-Flacc (1884) : pas d’inspiration mentionnée ; fascinante évocation d’un docteur appelé à son propre chevet, peut-être inspiré par un des quatre docteurs de Célesterre dont on sait peu de choses (10 mars).

• Mathias Sandorf (1885) : pas d’inspiration identifiée ; à noter Sandorf/Antékirrt personnage à double identité, sur le modèle Dakkar/Nemo.

• L’Épave du Cynthia (1885) : roman co-signé Jules Verne et André Laurie.

• Robur le conquérant (1886) : très forte inspiration célesterrienne puisque Robur lui-même était ingénieur en chef de la Zif ; mention de la Société d’encouragement pour la locomotion au moyen d’appareils plus lourds que l’air (1er août), de Robur lui-même (3 août, 18 février), du cuisinier François Tapage (8 août), du supplice de la suspension dans le vide (9 septembre, 15 février), d’une machine volante spiralifère (10 décembre), d’un toqué inoffensif de légumiste (9 août) ; Frycollin inspiré par Zed Friscoll (5 août) ; Tom Turner inspiré par Thomas Tournier (16 février) ; commence aux chutes du Niagara, là où finit Une ville flottante (1871) ; maison itinérante et volante.

« Et, cependant, ce n’était là qu’une simple réunion de ballonistes, discutant la question encore palpitante – même à cette époque – de la direction des ballons. »

• Un billet de loterie (1886) : pas d’inspiration mentionnée.

• Nord contre Sud (1887) : fascination de Verne pour la guerre de Sécession (18 mars).

• Le Chemin de France (1887) : pas d’inspiration mentionnée.

• Gil Braltar (1887) : Gibraltar en proie comme Célesterre à une attaque de singes (10 au 18 mars).

• Deux ans de vacances (1888) : pas d’inspiration mentionnée ; peut-être les prodiges de Célesterre (1er janvier, 16 février), en particulier Tesla, inspirèrent-ils le personnage du jeune Briant.

• Famille-sans-nom (1889) : pas d’inspiration mentionnée ; un chef charismatique sans nom, comme le Capitaine de Célesterre.

• Sans dessus dessous (1889) : troisième apparition des membres du Gun-Club qui après avoir envoyé un obus vers la Lune essayent de redresser l’axe de la Terre ; Angelina Scorbitt inspirée par Anna Karapova (13 avril).

• César Cascabel (1890) : pas d’inspiration mentionnée ; maison itinérante, une roulotte allant de la Californie à la Normandie ; catalogué comme roman russe (12 juillet).

• Mistress Branican (1891) : présence d’une éponyme en Célesterre mentionnée une unique fois (19 octobre).

• Le Château des Carpathes (1892) : le plateau d’Orgall d’où s’envole la Zif (4 juillet) ; la Stilla inspirée par la Stelletta (19 octobre) qui chantent toutes deux un aria d’Orlando (1er janvier) ; Orfanik inspiré par le photographe Orbán Szendrey (17 février).

• Claudius Bombarnac (1892) : catalogué comme roman russe (12 juillet).

• P’tit-Bonhomme (1893) : pas d’inspiration mentionnée.

• Mirifiques Aventures de maître Antifer (1894) : mention de l’île Julia où le trésor est enfoui (15 décembre) et d’un étrange chrisme (1er janvier).

• L’Île à hélice (1895) : très forte inspiration célesterrienne (17 août) ; présence du quatuor concertant (19 octobre) : Zorn, Inverness pour Yvernès, Pinchinat et Frascolino ; quatuors joués au nouvel an également sur Standard-Island. (1er janvier) ; présence du professeur de maintien Athanase Dorémus (15 décembre) ; mentions de cultures électriques (1er janvier), d’un kinétographe, d’un téléphote et d’un télautographe (17 février) ; Jem Tankerdon inspiré par Masters (18 mars) ; ville itinérante voguant sur les océans.

« Standard Island se promène au-dessus de ses sommets comme ferait un aérostat entre les pointes des Alpes ou de l’Himalaya. »

• Face au drapeau (1896) : Thomas Roch inspiré par Eugène Turpin, contrairement à ce que conclut le procès intenté à Verne par ce dernier (22 octobre) ; à noter deux personnages à double identité, Gaydon/Hart et Ker-Karraje/comte d’Artigas, ce dernier étant très proche de Dakkar/Nemo.

• Clovis Dardentor (1896) : citation d’une tirade contre les médecins (10 mars).

• Le Sphinx des glaces (1897) : passage sur l’Antarctique et mention d’Edgar Allan Poe (22 janvier).

• Le Superbe Orénoque (1898) : pas d’inspiration mentionnée ; pas exclu que le travestissement de Jeanne de Kermor en garçon soit un souvenir de Julie (15 et 16 février).

• Le Testament d’un excentrique (1899) : mention du peintre Max Réal qui ne correspond pas à Campesino (19 octobre), mention des États-Unis devenus terrain de jeu (18 mars).

• Seconde patrie (1900) : pas d’inspiration mentionnée.

• Le Village aérien (1901) : d’abord publié sous le titre La Grande Forêt : L’enfant singe Li-Maï inspiré par Jup (19 octobre), le docteur Johausen par Cornelius Jansen (19 octobre) ; catalogué comme roman africain (12 mars).

• Les Histoires de Jean-Marie Cabidoulin (1901) : pas d’inspiration mentionnée ; point de serpent de mer en Célesterre.

• Les Frères Kip (1902) : pas d’inspiration mentionnée ; pas exclu que l’impression sur la rétine d’un mort de sa dernière vision soit inspirée par une discussion avec Szendrey.

• Bourses de voyage (1903) : pas d’inspiration mentionnée ; peut-être les prodiges de Célesterre (1er janvier, 16 février) inspirèrent-ils les collégiens devant faire face aux pirates.

• Un drame en Livonie (1904) : catalogué comme roman russe (12 juillet).

• Maître du Monde (1904) : ou le retour de Robur, aux commandes de l’Épouvante (18 février).

• L’Invasion de la mer (1905) : pas d’inspiration mentionnée.

En dehors des romans

• Géographie illustrée de la France et de ses colonies (1866) : cité par Verne à propos de ses droits d’auteur (8 décembre).

• Une ville idéale (1875) : discours devant l’académie d’Amiens, cité pour son aspect prémonitoire et la présence d’un train électromagnétique (20 septembre).

Posthumes

• La Journée d’un journaliste américain en 2889 (écrit en 1891, publié en 1910) : nombreuses inventions technologiques dont certaines prolongent celles de Célesterre.

• Aventures de la famille Raton (1891, publié en 1910) : pas d’élément célesterrien évident.

• Monsieur Ré-Dièze et Mademoiselle Mi-Bémol (1893, publié en 1910) : peut-être un lien avec le mystérieux organiste de Célesterre (1er janvier).

• Le Beau Danube jaune (1896, publié en 1908 sous le titre Le Pilote du Danube et en 1988 dans sa version originale) : pas d’élément célesterrien évident.

• En Magellanie (1897, publié en 1909 sous le titre Les Naufragés du « Jonathan » et en 1987 dans sa version originale) : Kaw-Djer inspiré par le père de Julie (16 juin).

• Le Volcan d’or (1900, version remaniée 1906, version originale 1989) : pas d’élément célesterrien évident.

 Le Secret de Wilhelm Storitz (1901, version remaniée 1910, version originale 1985) : éléments célesterriens invisibles.

 La Chasse au météore (1901, version remaniée 1908, version originale 1986) : pas d’élément célesterrien évident.

• Le Phare du bout du monde (1903, version remaniée 1905, version originale 1999) : mention du rayon vert (15 novembre).

• Voyage d’étude (1904, inachevé, utilisé par Michel Verne comme inspiration pour L’Étonnante Aventure de la mission Barsac, 1919) : mention de l’espéranto (8 mai).

• Edom (1905), publié en 1910 sous le titre L’Éternel Adam, et en 1986 dans sa version originale) : pas d’élément célesterrien évident.

• Une ville saharienne (1905, esquisse de roman utilisée par Michel Verne comme inspiration pour L’Étonnante Aventure de la mission Barsac) : pas d’élément célesterrien évident.

• Paris au XXe siècle (retrouvé et publié en 1996) : roman refusé, mentionné par Verne pour ses inventions prémonitoires (20 septembre et 1er janvier).

Œuvres d’André Laurie (alias Philippe Daryl)

Philippe Daryl ne mentionne qu’un seul de ses propres romans d’aventures :

• Le Rubis du Grand-Lama (1892) : mention d’une machine aéroplane (10 décembre) et d’une fascination pour les pierres précieuses, en particulier artificielles (12 mars) de l’alliance entre Américains et Prussiens (13 avril).

Citons les autres : L’Héritier de Robinson (1884), L’Épave du Cynthia (1885) co-signé avec Jules Verne, Le Capitaine Trafalgar (1886), Les Exilés de la Terre (1887), De New York à Brest en sept heures (1889), Le Secret du mage (1890), Atlantis (1895), Le Maître de l’abîme (1905) et Spiridon le muet (1909).

Bibliographie simplifiée

Ouvrages de référence :

Par les mêmes auteurs chez Mnémos « Ourobores »